Le 6 mai 2020, le Premier ministre a pris une circulaire pour rappeler les règles applicables à toutes les autorités administratives et définir les règles de bonnes pratiques de gestion des subventions pour l’Etat et ses établissements publics.

En raison de l’épidémie de covid-19, de nombreuses associations ont dû cesser temporairement leurs activités ou reporter des projets et actions, dont certains sont subventionnés par l’Etat, les collectivités territoriales ou d’autres acteurs publics.

Chaque autorité administrative qui a octroyé la subvention devra prendre une décision. Le droit prévoit qu’en cas de force majeure, c’est-à-dire un événement imprévisible et irrésistible, comme c’est le cas actuellement, il ne peut y avoir de faute des parties.

Ainsi l’association qui a engagé des frais en amont de l’épidémie mais qui n’a pas pu tout réaliser, soit pourra décaler la fin du projet, éventuellement sur une partie de 2021, soit ne pourra pas du tout conclure le projet. Dans les deux cas, l’autorité administrative ne peut lui en tenir rigueur. Aucune sanction ne pourra être prononcée contre l’association.

Il est évident que l’autorité administrative pourra inciter l’association à décaler le projet et vérifiera l’importance des sommes engagées par rapport au montant de la subvention avant la publication du décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19. La modification des conditions initiales d’attribution d’une subvention pourra faire l’objet d’une modification de la décision de subvention.

Si l’action a été arrêtée et qu’il demeure des crédits publics non utilisés, il est recommandé à l’autorité administrative d’examiner la possibilité de redéployer les crédits publics sur un nouveau projet porté par l’association, voire de transformer la subvention accordée sur projet en subvention de fonctionnement global, permettant à l’association de faire face aux adaptations rendues nécessaires par la crise sanitaire dans l’exercice de son activité. En dernier ressort, l’autorité administrative peut récupérer les crédits publics non utilisés.

Il est aussi indispensable que le versement des avances de subvention de l’Etat ou de ses établissements publics soit réalisé le plus rapidement possible pour soutenir la trésorerie des associations.

Enfin, dans toute la mesure du possible, les demandes de subvention auprès de l’Etat ou de ses établissements publics encore non traitées seront instruites le plus rapidement possible, notamment lorsqu’il s’agit d’un renouvellement, sans attendre le compte rendu financier.

 

Un schéma pour comprendre : cliquez ICI

 

 

source : www.associations.gouv.fr

 

 

En savoir plus :

 

Circulaire n°6166/SG du Premier ministre du 6 mai 2020 et modèle de la déclaration su l’honneur 

 

Schema de la circulaire

 

 

 

 

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