Face au constat que les bénévoles ne sont pas moins nombreux dans les associations mais qu’ils s’engagent différemment et surtout qu’ils sont de moins en moins nombreux à prendre des responsabilités dans les instances de gouvernance, le Haut Conseil à la vie associative s’est penché sur les freins à cet engagement et sur les pistes permettant de le renforcer.
Le rapport défend une vision élargie de la gouvernance associative. Celle-ci ne se limite pas au bureau ou au conseil d’administration : dans une association, lieu de démocratie et d’engagement collectif, la gouvernance concerne plus largement le partage du pouvoir, des responsabilités et des décisions.
Parmi les principaux obstacles identifiés figurent les contraintes administratives, souvent jugées trop lourdes, mais aussi certains modes d’organisation internes. Un fonctionnement très hiérarchique, pyramidal ou peu transparent dans la circulation de l’information peut décourager des bénévoles pourtant désireux de s’investir davantage. Beaucoup ne souhaitent pas retrouver dans leur engagement associatif des modes de fonctionnement similaires à ceux rencontrés dans leur vie professionnelle.
Le rapport souligne ainsi l’importance, pour les associations, de créer un cadre d’engagement attractif : donner envie de participer, partager réellement les responsabilités et permettre à chacun de trouver sa place, qu’il s’agisse des bénévoles de terrain, des personnes investies dans des missions administratives, des salariés ou encore des bénéficiaires. Tous contribuent au fonctionnement et à la richesse du projet associatif.
Pour favoriser la prise de responsabilités, plusieurs formes d’organisation sont mises en avant : co-présidence, gouvernance collégiale, création de commissions thématiques ou encore répartition plus souple des rôles. Ces modèles doivent toutefois être pensés en fonction de la taille de la structure et de son projet.
Le rapport insiste également sur la nécessité de mieux accompagner les bénévoles dans leur parcours d’engagement. Cela passe notamment par la formation, la montée en compétences, le partage des responsabilités ou encore la valorisation de l’engagement. Faciliter la participation suppose aussi d’adapter les modalités d’implication : horaires plus souples, formats de réunions variés ou modes de contribution diversifiés.
Enfin, le texte rappelle que les statuts constituent un levier essentiel pour faire évoluer la gouvernance associative. La liberté offerte par la loi de 1901 permet aux associations d’adapter leurs règles de fonctionnement à leurs besoins réels, à leur taille et à leur projet. Le rapport encourage ainsi à dépasser les modèles de statuts standardisés, souvent rigides, afin de construire des cadres plus vivants, évolutifs et représentatifs des dynamiques collectives.
Consultez l’avis du HCVA ICI

source : https://associations.gouv.fr








