Partant du constat que les mécanismes actuels de financement de l’emploi font peser une part importante des risques économiques sur les entreprises et les travailleurs, l’auteur explore une autre voie : la mutualisation, entre entreprises, d’une fraction des revenus du travail. Il défend ainsi la création d’un fonds interentreprises destiné à garantir une partie de ces revenus et à répartir plus collectivement les coûts liés à l’emploi.
Cette proposition repose sur une idée centrale : plutôt que de faire de l’emploi une charge supportée individuellement par chaque entreprise, il serait possible d’en mutualiser une partie du financement. Une telle organisation permettrait de réduire les risques associés à l’embauche, de favoriser la création d’emplois et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière de rémunération et de partage de la valeur.
Au-delà de la question du chômage, Benoît Borrits invite à transformer les règles qui organisent la production et la répartition des richesses. La prise en charge collective des risques économiques, la répartition de la valeur produite et le rééquilibrage des relations entre travail, entreprise et capital constituent autant de leviers pour faire évoluer notre modèle économique. Cette approche rejoint les réflexions sur la démocratisation de l’économie et la place des mécanismes de solidarité dans sa transformation.
La proposition de Benoît Borrits entre directement en résonance avec les principes de l’économie sociale et solidaire (ESS). Démarchandisation d’une fraction des revenus du travail, mutualisation interentreprises et égalité dans la répartition des ressources mutualisées constituent les trois piliers de son approche. Comme il l’explique dans son entretien avec Pierre Liret, l’ambition est de porter les valeurs de l’ESS à l’ensemble de l’économie et de faire de la solidarité un principe structurant de son fonctionnement.
Cette perspective ouvre des voies pour une véritable démocratisation de l’économie, en faisant de la mutualisation des ressources, du partage de la valeur et de l’égalité entre les acteurs des leviers de transformation de notre modèle économique et social.
Avec Retrouver des « Jours heureux », Benoît Borrits apporte ainsi une contribution au débat sur les transformations possibles de l’économie. Son ouvrage défend une organisation plus collective du financement de l’emploi et de la répartition des richesses, dans laquelle les mécanismes de solidarité dépassent le cadre individuel des entreprises pour devenir des principes structurants de l’économie dans son ensemble.
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En savoir plus :
Rubrique « À la rencontre de … » – Entretien avec Benoît Borrits, par Pierre Liret
Retrouver des « Jours heureux » – Construire un nouveau compromis social, de Benoît Borrits, aux Éditions du Détour.
- Benoît Borrits : Retrouver des « Jours heureux » – Construire un nouveau compromis social - 23 octobre 2026
- Entretien avec Benoît Borrits, par Pierre Liret - 23 octobre 2026
- Assurer des ressources pérennes pour les associations - 16 septembre 2025








