La Cour de cassation vient de confirmer qu’aux termes des articles 51 et 681 de la charte du football professionnel, lorsque l’employeur envisage la rupture du contrat de travail d’un éducateur en raison d’un manquement de ce dernier à ses obligations, le litige doit nécessairement être au préalable porté devant la commission juridique aux fins de conciliation. Il s’agit là d’une garantie de fond pour le salarié dont l’inobservation procédurale a pour effet d’invalider la rupture du contrat.
En l’espèce, le club de football avait rompu de façon anticipée le contrat à durée déterminée de son entraîneur formateur en lui reprochant une faute grave, après une altercation avec un autre salarié. La rupture a été de ce fait déclarée injustifiée, ce que précisément vient de confirmer la chambre sociale de la Cour suprême.
Colas AMBLARD
Directeur des Publications
En savoir plus :
- L’ESS à l’épreuve du capitalisme « responsable ». Quand l’économie de l’impact éloigne l’ESS de son projet d’émancipation - 27 juillet 2026
- ESS 2027 : ne pas subir la simplification, s’armer politiquement ! - 24 juin 2026
- Recodification de la TVA : la fin de la précarité fiscale pour les organismes sans but lucratif ? - 28 mai 2026







